Sommet social
Un scénario écrit d’avance
mercredi 18 janvier 2012
La CGT a été reçue avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales par le président de la République pour évoquer la situation économique et sociale ce mercredi 18 janvier 2012.
Le Président a expliqué la nécessité d’aller vite sur des mesures conjoncturelles et structurelles pour répondre aux conséquences de la crise.
Le Président est contraint, face à l’augmentation du chômage et de la précarité, d’apparaître volontariste sur la situation de l’emploi dans cette période préélectorale.
Comme cela était prévisible, l’essentiel de la réunion a porté sur un diagnostic contradictoire s’agissant des causes du sous emploi avec les organisations syndicales.
Si la délégation de la CGT* s’est efforcée de démontrer que les origines de la crise portaient sur un mode de développement donnant la priorité à la valorisation du capital, Nicolas Sarkozy reprend à son compte l’analyse patronale selon laquelle le coût du travail trop élevé est le facteur déterminant de perte de compétitivité des entreprises françaises. La CGT a dénoncé cette campagne de culpabilisation des salariés.
Diverses mesures ou intentions ont été annoncées par le Président en fin de Sommet. Aucune d’entre elles n’est susceptible d’avoir un impact réel sur la situation de l’emploi.
Encore une fois, les employeurs obtiennent immédiatement un nouveau cadeau pour un dispositif zéro charge pour l’embauche d’un jeune dans les petites entreprises.
Une mission a été confiée à Gérard Larcher pour remettre à plat l’ensemble de la formation professionnelle dans deux mois.
S’agissant du chômage partiel dont les modalités devraient être simplifiées, la CGT a exigé – et a priori obtenu – qu’une même entreprise ne puisse alterner des périodes de chômage partiel et des périodes avec des heures supplémentaires défiscalisées.
Quant aux mesures structurelles, TVA sociale ou accord de compétitivité, le chef de l’Etat est resté flou et devrait s’exprimer avant la fin du mois sur ces arbitrages.
L’accord de compétitivité consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l’emploi sans que le salarié n’ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail.
La tonalité de la réunion et la confrontation des analyses sur la situation confortent l’appréciation de la CGT sur la volonté du pouvoir de faire de la crise un alibi pour une nouvelle offensive s’attaquant aux règles de financement de la protection sociale et à la législation du travail.
La CGT appelle l’ensemble de ses organisations et militants à amplifier la diffusion et arguments de la CGT dans l’intense bataille idéologique actuelle.
Montreuil, le 18 janvier 2012
* Bernard THIBAULT
Le poison pané !
Les salariés de la société Amcor Sélestat ont été amenés à se prononcer sur l’acceptation ou non de la mise en place d’un nouvel horaire posté autrement dit le 5 x 8.
La direction du site de Sélestat garantissait devoir absorber de nouveau volume conséquent, volume totalement fantomatique !?, après de nombreuses entrevues avec la direction afin d’obtenir des conditions financières pour les salariés celle-ci à fait la proposition suivante !
Cycles de 10 semaines ==> 2 Matins - 2 Après-midis - 2 Nuits - 4 Repos
Horaire hebdomadaire moyen : 33,60H / Horaire mensuel moyen : 146,55H
Nombre de jours travaillés à l’année : 218 jours – CP
Jours fériés travaillés à l’exception du 1er mai, 25 décembre et 1er janvier.
Engagement des OS à donner leur position le 4 janvier 2012 au plus tard ;
Si majorité favorable, consultation des instances représentatives compétentes au plus tard le 15 janvier 2012.
Signature d’un avenant à l’accord 35H au plus tard le 15 janvier 2012.
Démarrage du cycle 5x8 envisagé le 30 janvier 2012.
La direction avec sa grande bonté à daigné accorder une réunion d’information aux personnes concernées afin de répondre à toutes les questions qu’ils se posaient, une Demi heure pour aborder un sujet aussi important ne nous a pas permis de répondre à toutes les questions !
Nous avons ensuite organisé les votes le Mardi le 10 janvier, le dépouillement à l’issu de cette journée à révélé le résultat suivant.
284 inscrits 247 votants Contre la proposition => 228 => soit 92.31%
Participation de 86.97 % Pour la proposition => 19 => soit 7.69%
Un 5x8 au rabais pour le bien de l'entreprise et surtout pour des actionnaires toujours plus gourmand, pour bien respecter les perspectives du boss, rentabilité maximum, spécialisation des sites.
La position de la CGT, être ouvert au dialogue et à la négociation et faire s'exprimer les salariés en respectant leurs choix !
Raison pour laquelle nous avons continué à négocier, relancé la machine quand une porte s'est ouverte, en y invitant les autres syndicats, mais surtout, décidé de faire voter les salariés par bulletin secret pour avoir leurs positions sur l'ultime proposition de la direction !
Nous n'aurons donc pas tous ces volumes de complexe non rentable, qui auraient sauvé l'entreprise, si l'on suit les dires de notre direction !!! Nous en avons les larmes aux yeux !
La suite ne s'est pas fait attendre: réunion au sommet de nos cadres dynamiques, situation de crise .....
Et voilà un plan drastique d'économie, baisse de volume sur le prochain trimestre, budget revu à la baisse (cela fait des mois que la CGT alerte le CE que ce budget est irréaliste !) ... Pourtant, lors de l'après-midi récréative au Tanzmatten tout allait bien, les petits fours étaient délicieux et le discours réconfortant !
Ceci étant ne peut-on pas qualifier cette façon de procéder comme des représailles envers les méchants salariés qui ont dit non au Travaillé plus pour Gagner moins ?
Tout cela annonce des NAO mouvementées pour les semaines à venir !
Comme le disait un opérateur de production :
" il faudrait que notre directeur se rappel que c'est grâce aux syndicats et à la grève de 2007 qu'il est à cette place, la chute pourrait-être tout aussi rapide ! "
Sommet sur l’emploi du 18 janvier
Mesures Anti-sociales à l’ordre du jour : la CGT appelle à la mobilisation
Dans la suite des plans d’austérité supportés à 80 % par les salariés, c’est toujours le modèle social qui est la cible du gouvernement
TVA anti-sociale
baisse des salaires
flexibilité
moins de services publics
moins de protection sociale
explosion du chômage.
La CGT réaffirme que les salariés n’ont pas à payer une crise dont ils ne sont en rien responsables alors que dans le même temps, les bénéfices des entreprises du CAC 40 ainsi que les dividendes versés aux actionnaires sont en hausse.
Il n’y a pas de fatalité. Pour la CGT, la relance économique ne sera possible que par l’augmentation des salaires et des emplois stables dans le privé et le public. La CGT prend ses responsabilités comme partout en Europe où les syndicats organisent la mobilisation des salariés pour construire une Europe sociale et solidaire, à l’opposé des compromis des chefs d’État à Bruxelles qui favorisent les replis nationalistes, la division et l’exclusion.
TVA sociale : baisse du pouvoir d’achat
Le Président de la République veut imposer la TVA « sociale » avant les présidentielles.
Pour la CGT, cette mesure est une arnaque et une mesure anti-sociale.
Les facteurs expliquant le chômage ne sont en rien dépendants du niveau des salaires ou du coût de la protection sociale.
Bien au contraire, la faiblesse des salaires, la précarité de l’emploi et la baisse du pouvoir d’achat des salariés sont des freins à la relance de l’activité économique par la consommation.
L’augmentation de la TVA, c’est moins de pouvoir d’achat. Elle s’appliquera à tous les produits, qu’ils soient importés ou fabriqués en France.
L’effet est inégalitaire car le poids de la TVA est beaucoup plus important pour les bas revenus que pour celui qui gagne 10 000 euros ou plus par mois.
L’instauration de la TVA « sociale » ne vise qu’à répondre à une exigence patronale de transférer 80 % de cotisations sociales des entreprises vers le contribuable et le consommateur.
Même si un allègement de la part salariale des cotisations sociales était mis en oeuvre, l’augmentation de la TVA conduirait à une perte de pouvoir d’achat pour les salariés et plus encore pour les retraités et les chômeurs.
Enfin, comment croire que la baisse du « coût du travail » permettrait la création d’emplois. La preuve, le chômage a explosé malgré les 170 milliards d’aides accordés aux entreprises en 2010.
De toute évidence, ce seraient les actionnaires qui verraient leurs dividendes augmenter (prévision : 37,3 milliards en 2011 et 41,7 en 2012) !
Compétitivité des entreprises : flexibilité et précarité
Le gouvernement a en projet une diminution des droits des salariés et un recul des prérogatives des représentants du personnel afin de permettre un chantage au maintien de l’emploi contre la baisse des salaires et l’allongement de la durée du travail.
La baisse des cotisations sociales serait orientée vers la fiscalité, via la CSG et la TVA.
Les modalités de recours au chômage partiel seraient facilitées, simplifiées et assouplies pour les entreprises sans garanties suffisantes pour la pérennité de l’emploi. L’information-consultation du Comité d’entreprise serait remise en cause.
TVA anti-sociale
TVA anti-sociale
jeudi 5 janvier 2012
Au moment même où la CGT était reçue ce matin par Xavier BERTRAND, en vue de la préparation du sommet « social » du 18 janvier prochain, le Premier Ministre annonçait de son côté qu’un projet de loi sera examiné en février et le Parlement convoqué en session extraordinaire.
Or, sur la TVA « sociale », le Ministre du Travail affirme qu’aucun dispositif précis n’est déterminé. A quoi va réellement servir le sommet dit social ? Ne s’agit-il pas tout simplement d’un nouveau plan de communication du président … ou sommet anti-social.
Pour la CGT, cette mesure est une arnaque, une mesure anti-sociale. L’augmentation de la TVA aura un effet négatif sur le pouvoir d’achat de toute la population. De plus, la TVA, dont l’impact est plus fort pour les bas revenus que pour les hauts revenus, est particulièrement inégalitaire. Cela va aussi réduire la croissance et amplifier la crise.
L’instauration de cette TVA anti-sociale ne vise qu’à répondre à une préconisation patronale de transférer 80% de cotisations sociales sur le contribuable et le consommateur.
Pour la CGT, il y a d’autres solutions pour sortir de la crise, entre autre :
Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux ;
Réformer la fiscalité en profondeur ;
Contrôler les aides publiques aux entreprises ;
Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.
Face au chantage sur les droits sociaux, la CGT appelle les salariés à faire du 18 janvier prochain une journée d’action interprofessionnelle en se mobilisant sous toutes les formes, pour se faire entendre du patronat et du gouvernement.
Montreuil, le 5 janvier 2011
Après son attaque contre la CGT
Les Molex répondent à Estrosi
mardi 3 janvier 2012, par
Le syndicat CGT de Molex à Villemur-sur-Tarn a écrit une lettre ouverte à Olivier Mazerolle à la suite du débat sur BFM opposant Jean-Luc Mélenchon à Christian Estrosi, ministre de l’Industrie.
Lors du débat que vous avez animé le dimanche 18 décembre 2011, mettant en présence Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Christian Estrosi, l’affaire Molex a été évoquée et nous avons été stupéfaits d’entendre Monsieur Estrosi mettre en cause les salariés et les organisations syndicales locales qui se seraient, selon lui, jetées sur les indemnités de licenciement extra légales, à un moment où, toujours d’après lui, il eut été possible d’arracher d’avantage de choses à Molex.
Et de mettre en cause plus précisément la CGT, au travers du secrétaire du CE, en lui reprochant d’être aujourd’hui conseiller régional, jetant ainsi un doute sur son intégrité et sa loyauté dans la lutte pour leur emploi menée par les salariés.
Monsieur Estrosi a, par ailleurs, fait état de façon erronée sur la situation de l’entité VMI (Villemur Industrie) restée en activité sur le site, en avançant des chiffres tirés d’on ne sait quel chapeau, mais qui laissent perplexe quand en plus il prétend connaître le dossier par cœur, selon ses propres paroles, et qui nous font douter sur le sérieux qu’il a mis pour traiter le dossier.
Face à ces propos fallacieux concernant VMI et aux accusations portées à l’encontre des représentants du personnel, notamment CGT, qui sont pour nous une insulte qui ne s’adresse pas aux seul délégués, mais qui touche tous les salariés qui se sont battus pour sauvegarder non seulement leur travail, mais aussi l’avenir d’un bassin d’emploi déjà durement touché par le chômage, la CGT souhaite apporter, dans le cadre du droit de réponse, les rectifications suivantes :
Concernant VMI (Villemur Industrie), ce ne sont pas 65 salariés qui y sont employés aujourd’hui, mais seulement 51 dont 46 anciens ouvriers de Molex, nous rappelons que Monsieur Estrosi en avait promis 200 à la fin de l’année 2011, attendus avec impatience par tous ceux qui sont restés sur la « touche »,
Le site de Villemur au moment de l’annonce comptait, non pas 170 salariés mais 316 salariés, dont 283 en CDI, 6 en CDD plus 27 intérimaires embauchés alors que l’entreprise était vouée à être rayée de la carte, pour surcroît d’activité ?. Ce sont environ 140 salariés qui n’ont toujours pas trouvé de travail et qui ont donc la « chance » de pouvoir bénéficier des mesures restrictives du chômage mises en place par le gouvernement actuel. Quand à ceux qui ont retrouvé du travail, ils ont pour la plupart subi plus de 30% de perte de salaire ainsi qu’une désorganisation totale de leur vie sociale.
En ce qui concerne la façon dont s’est déroulée la fermeture du site, nous tenons à préciser que durant tout le temps des négociations entre la Direction de Molex et le Gouvernement en vue de trouver un accord de maintien d’activité sur le site voulu par les salariés en lutte, les organisations syndicales ont été soigneusement écartées des discussions et n’ont donc participé à aucune de ces négociations. C’est dans ce même temps que le médiateur était nommé et qu’il mettait tout en œuvre, sur ordre du gouvernement, pour entraîner les salariés, via leurs représentants, vers la porte de sortie et leur faire accepter le PSE proposé. Chose que nous n’avons jamais accepté, le meilleur PSE pour nous étant de garder notre emploi.
Lorsque nous nous sommes retrouvés « autour de la table », comme le dit Monsieur Estrosi, nous n’avons pas le souvenir d’avoir entendu une seule organisation syndicale dire préférer les indemnités à la proposition faite ce jour là ? Nous nous souvenons par contre avoir été mis devant le fait accompli d’une reprise d’activité par un fond de pension américain (H.I.G.) concernant une quinzaine de personnes au sein d’une société nouvellement créée : VMI, financée par Molex à hauteur de 5,4M€ dans le cadre de la revitalisation, par l’état à hauteur de 6,6M€ à titre de prêt, et HIG à hauteur de 1M€ au titre de prêt associé, proposition rejetée en bloc, mais que monsieur Estrosi a accompagné du chantage : c’est çà si le CE rend un avis le 15 septembre 2009 au plus tard, ou rien !
Ce chantage est inscrit en toute lettre dans le protocole d’accord général du 14 septembre 2009 qui a été paraphé par Madame Lagarde et Monsieur Estrosi. Nous sommes étonnés que ce dernier n’en ait pas fait mention lors du débat : un oubli sans doute tout comme il a oublié de mentionner que Molex s’est désengagé du PSE, rompant ainsi l’accord du 14 septembre sur lequel Mme Lagarde et Mr Estrosi ont apposés leur signature, sans que ceux-ci, mis à part les « tirades Pagnolesques » de Mr Estrosi, ne fassent quoi que ce soit. Monsieur Estrosi a déclaré qu’il souhaitait que le liquidateur judiciaire intente des poursuites juridiques à l’encontre du groupe Molex : les salariés de Molex, injustement privés de leur emploi attendent toujours du concret et pas du cinéma, même si le dernier G20 s’est tenu à Canne.
Il n’en reste pas moins que « ces délégués » dont Monsieur Estrosi émet des doutes sur leur motivation, n’ont toujours pas perçu la totalité de leur indemnité de licenciement, mais s’il reste aujourd’hui une activité sur le site de Villemur, c’est bien à la détermination des ouvriers, et des délégués, pour sauvegarder leur emploi et le savoir faire que nous le devons et pas à Estrosi qui n’a fait qu’essayer d’éteindre le feu, et que la lutte menée par « les molex » l’a obligé à faire au moins un minimum.
Si les salariés ont demandé, par vote, au CE, de rendre l’avis tant attendu par la Direction et le gouvernement, avis qui, nous le rappelons également, a été négatif, c’est usés physiquement et psychologiquement :
par de longs mois de lutte,
par les pressions et les provocations constantes exercées par la Direction notamment en ne respectant aucune décision de justice, aidée qu’elle a été par la passivité du gouvernement,
par la désagréable impression d’être baladés par Monsieur Estrosi et le médiateur qui nous ont semblé être à la botte de la Direction américaine : l’épisode des gardes du corps et des avocats de la Direction Molex faisant la loi dans l’enceinte de la préfecture de la Haute-Garonne en imposant leurs exigences, notamment l’éviction du cabinet SYNDEX, conseil économique du CE, de la salle de réunion, semble bien aller dans le sens des « désagréables impressions ».
Quand à l’accusation diffamatoire portée envers un délégué CGT, secrétaire du CE, aujourd’hui conseiller régional de Midi-Pyrénées dans le groupe de Monsieur Martin Malvy (PS), selon laquelle il aurait exploité les salariés « parce qu’il était un homme politique engagé » (ce sont les paroles d’Estrosi), alors qu’il n’a jamais été connu dans et hors entreprise pour avoir un engagement politique, est parfaitement scandaleuse et indigne d’un ancien ministre de la République. Elle est malheureusement le reflet de ces hommes politique qui, à court d’argument, n’ont d’autre ressource que de s’en prendre à l’individu.
Voilà exposées les rectifications que nous souhaitons porter lors d’un droit de réponse que nous vous demandons, en espérant qu’à la lecture de ce courrier vous accèderez à notre requête.
Dans l’attente, veuillez accepter nos salutations.
Pour la CGT Molex
Guy Pavan
Délégué Syndical.
Réunion D'info 5 x 8

Réunion d’information
Pour le personnel posté en 3x8 et 2x8
Jeudi le 05 janvier 2012
Equipe du matin : de 12h00 à 13h00
Equipe d’après midi : de 13h00 à 14h00
Equipe de nuit : de 21h00 à 22h00
Réfectoire sous-sol usine 1
NE PAS BADGER
CHOMAGE
Chiffres du chômage de novembre 2011
Confirmation d'un bilan négatif
Encore une fois, la preuve est faite de l’inefficacité du gouvernement en matière de lutte contre le chômage. En effet, pour novembre 2011 et pour le deuxième mois d’affilée, les chiffres du chômage ont flambé.
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a augmenté de 29.900 en novembre pour atteindre 2.844.800, son plus haut niveau depuis douze ans, soit depuis 1999. Un chiffre en hausse de 1,1% sur un mois et de 5,2% sur un an. Le chômage aura progressé deux fois plus vite en 2011 qu’en 2010, et le seuil des 3 millions de chômeurs se rapproche à grands pas.
Comme d’habitude, les jeunes, les seniors et les précaires sont les plus affectés : les moins de 25 ans sont particulièrement touchés avec une hausse de +2,2% sur un mois (+2,3% sur un mois), les seniors subissent de plein fouet l’envolée du chômage avec une augmentation de 1,5% sur un mois soit une progression de 15,4% sur un an et les précaires continuent d’alimenter fortement les chiffres sur un mois, +6,6% pour les fin de CDD et +9,5% pour les fin de mission d’intérim. Autre motif supplémentaire d’inquiétude, le nombre d’entrées à Pôle emploi après un licenciement économique est reparti à la hausse (soit +11% sur un mois).
Il ne suffit pas que Xavier Bertrand prenne acte de cette progression, due d’après lui « au ralentissement de l’activité économique » et qu’il mette le cap sur le « sommet pour l’emploi » qui réunira les partenaires sociaux le 18 janvier autour de Nicolas Sarkozy, pour nous faire croire que le gouvernement a enfin pris au sérieux le problème de l’emploi. Pour la CGT, encore une fois, ce sommet risque de se réduire à un énième nouveau plan de communication d’un président en fin de règne.
Cela étant, la CGT se rendra au sommet avec des propositions : suppression des heures supplémentaires défiscalisées, contrôle soutenu des aides accordées aux entreprises avec un engagement ferme sur l’emploi et mise en place d’un seul dispositif alternatif aux licenciements qui regrouperait les mesures de chômage partiel.
Par ailleurs, face à cette situation, la CGT confirme, pour la rentrée 2012, son appel à une mobilisation de grande ampleur, le 18 janvier, des salariés du public et du privé, afin d’améliorer l’emploi, le pouvoir d’achat de tous et de lutter tous ensemble contre la politique d’austérité du gouvernement.
Montreuil, le 27 décembre 2011
Lettre ouverte Horaires de travail 5x8
Monsieur le directeur, nous tenons à apporter quelques précisions sur la négociation des horaires en 5x8 qui n’ont pu aboutir du fait de votre insistance à ne pas vouloir entendre une fois de plus les salariés.
L’accord toujours en vigueur date de l’an 2000 avec un avenant de 2002, les modalités d’application qui aujourd’hui datent de quasiment dix ans, ne sont de votre part pas réévaluées, mais bien au contraire largement dévalorisées.
Mais vous allez plus loin, vous enlevez toutes les valeurs humaines que sont les dimanches en les faisant passer pour un jour normal et vous faite fit d’ignorer la vie de famille des salariés en voulant leur supprimer tous les jours fériés !
Sur les aspects financiers, certes vous avez fait une petite avancée par rapport à votre première proposition, mais qui reste malheureusement nettement inférieure à toute réelle reconnaissance de la pénibilité et du sacrifice que subiraient les salariés.
La CGT vous a pourtant fait savoir et le reprécise, n’est pas contre l’horaire des 5x8, mais dénonce avec force vos propositions qui n’ont que pour seul but une rentabilité accrue au détriment des salariés.
Nous pensons effectivement qu’une nouvelle organisation de ce type peut être un plus pour le site de Sélestat en terme de volume et de développement.
Mais, ceci ne doit pas être un prétexte pour tenter de mettre à néant les acquis obtenus bien avant votre venue grâce au travail de tous les salariés.
Bien rémunérer les salariés n’est pas un coût pour le site, mais un gain qui participe largement au bénéfice de l’entreprise et du groupe.
Alors, pour l’avenir du site et des emplois, déployez vous à motiver les salariés en les rémunérant à leur juste valeur et ils s’emploieront à honorer tous ces volumes que vous annoncez important.
La CGT reste ouverte à toutes nouvelles discussions sur ce sujet ou un autre, mais il n’appartient qu’à vous de faire preuve de responsabilité pour l’avenir du site.
Réunion relative à la mise en place du régime 5X8 (Réunion du 8 novembre 2011)
Voici la nouvelle organisation du travail qui sera mis en place très prochainement !!
vous trouverez dans le pdf ci-joint le détail afin d'avoir une meilleure compréhension ! Mais d'ores et déjà cette image est limpide.
PDF => 5X8___8_11_2011
Il faut en finir avec l’austérité !
Les rodomontades du Président ne trompent personne. Les décisions du Sommet du 26 octobre, loin de sauver l’Europe et la France, enfoncent un peu plus le continent dans l’impasse.
On ne desserre pas l’étau de la dette. On continue d’alimenter les marchés financiers, on les alimente par de nouveaux endettements. Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) au lieu de servir de pare-feu va nourrir l’incendie.
Tout le continent est mis à l’heure de l’austérité au risque d’aggraver la récession qui s’annonce. Les pays seront de moins en moins à même de faire face au poids de la dette. La crise financière va être relancée par les perspectives de faible croissance.
Aucun moyen nouveau n’est dégagé pour soutenir l’activité. La recapitalisation des banques n’est pas le problème. Les gouvernements demandent aux banques d’enregistrer une partie des pertes sur la dette grecque. Mais on ne leur demande pas de financer l’activité économique, ce qui serait leur rôle.
Ainsi, le jour même où les chiffres du chômage battent un nouveau record les cours de la Bourse s’envolent !
Le Président de la République annonce un nouveau plan d’austérité de l’ordre de 8 milliards. Sa mise en œuvre est confiée à François Fillon qui répète sans arrêt au mépris de la réalité, que « les Français vivent au dessus de leurs moyens ». De nouvelles amputations du pouvoir d’achat sont à l’ordre du jour concernant les allocations, minima sociaux et remboursements de la Sécurité sociale. Une augmentation de la TVA est clairement à l’ordre du jour. C’est pourtant l’impôt le plus injuste puisqu’il est identique sur la consommation des riches et des pauvres. Les fonctionnaires continuent d’être présentés comme des « budgétivores ».
C’est l’austérité au goutte à goutte. D’abord la réforme des retraites, ensuite la mise au régime sec des services publics, puis la réduction des indemnités journalières, le prélèvement sur les mutuelles, l’augmentation de la CSG sur les salaires... Faute de pouvoir présenter l’addition en une seule fois, le gouvernement la découpe en tranches qui se succèdent de plus en plus vite.
Nicolas Sarkozy ne masque pas son intention de relayer la revendication du patronat de bouleverser les modalités de financement de la Sécurité sociale au nom de la compétitivité des entreprises et pour mettre un terme
« à l’assistanat ». C’est un pilier essentiel du contrat social qui est menacé.
Dans la philosophie présidentielle les entreprises sont
exonérées de toutes responsabilités, ce qui est un comble.
Cerise sur le gâteau, les gouvernements prétendent imposer la fameuse « règle d’or » qui privera tous les pays, en corsetant les dépenses publiques, d’un levier décisif de politique économique. Au lieu « d’encadrer les marchés financiers », les gouvernements européens sont en train de « limiter la démocratie » !
La CGT réaffirme ses dix exigences pour une autre répartition des richesses créées :
- 1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux.
- 2. Contrôler les aides publiques aux entreprises
- 3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
- 4. Supprimer des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
- 5. Stopper les suppressions d’emplois
- 6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
- 7. Réformer la fiscalité en profondeur
- 8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour
- 9. Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.
- 10. Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique
Plus que jamais, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et demandeurs d’emploi à s’organiser dans la CGT et à se mobiliser pour faire prendre en compte leurs revendications légitimes.
Confédération Générale du Travail
263 rue de Paris - 93516 Montreuil Cedex - Tel : 01 48 18 80 00
Montreuil, 28 octobre 2011 - Ne pas jeter sur la voie publique - www.cgt.fr
Garden party au Tanzmatten
Monsieur Collodel,
Nous sommes surpris de lire sur votre courrier des DNA en vue de la réunion d’information au personnel la phrase suivante :
En effet, des changements majeurs sont notamment à prévoir afin de maintenir notre niveau de performance.
Alors je ne souhaite pas vous faire l’affront de vous rappeler vos obligations, mais la loi est claire sur les informations concernant l’entreprise. L’information doit être communiqué en priorité au comité d’entreprise, hors il ne me semble pas avoir eu des informations qui concernerait des changements majeurs sur le site !
C’est pourquoi je vous demande d’informer le comité d’entreprise dans le respect des textes ou nous serions dans l’obligation dans référer aux instances compétentes.
Une autre phrase m’interpelle et je cite :
Si toutefois vous aviez une impossibilité à participer à cette réunion, nous vous remercions de prévenir rapidement votre hiérarchie en précisant les raisons de votre absence.
Alors sur la prévenance, j’accorde que pour des raisons d’organisation il est important de savoir combien de personnes participeraient à la réunion.
Mais demander le motif de l’absence dépasse le cadre de vos droits et je vous rappel que pour l’intégralité du personnel posté, le vendredi après midi n’est pas travailler et le personnel est en week-end.
Leur demander de venir dans la même journée doit tenir compte de ne pas dépasser le temps de travail maximum autoriser dans une journée et de plus les heures supplémentaires dans l’entreprise sont sur la base du volontariat.
Je ne pense pas que votre façon de considérer les salariés soit la meilleure façon de retrouver un climat social des plus sereins !
Restant à votre disposition pour des informations complémentaires à votre démarche, veuillez agréer monsieur Collodel, mes respectueuses salutations.
Le secrétaire du CE
La publicité sur le blog !
Afin qu’il ne puisse y avoir de confusion vous aurez remarquez les pubs !
Je n’ai aucun pouvoir de suppression de celle-ci sachant que le blog est gratuit et comme tous les autres la gratuité a une contre partie qui est celle des pubs.
Toutefois camarades sachez que nous pouvons agir afin de les faire disparaître mais cette solution est payante, a vous de me dire !!!
Grève le 11 octobre 2011
« L’urgence d’un autre partage des richesses »

Au lendemain de l’appel de cinq syndicats à une journée d’action nationale le 11 octobre (lire le communiqué), contre les mesures d’austérité du plan Fillon, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, revient, dans une interview donnée à la Nouvelle Vie Ouvrière, sur les causes réelles des déficits et de la crise et les réponses à faire partager dans la mobilisation (lire l’interview).
Une mobilisation pour d’autres choix est une nécessité !
Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers et les choix politiques d’austérité qui en découlent donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers et aux agences de notations.
En Europe, plongée dans la pire des situations avec 23 millions de chômeurs, particulièrement les jeunes, l’unique réponse des dirigeants politiques est l’austérité : pression sur les salaires, réduction des services publics, de la protection sociale, des pensions, durcissement des conditions de travail et de vie.
Face aux plans d’austérité, la règle d’or pour les salariés, c’est la mobilisation :
- Pologne : euro manifestation le 17 septembre ;
- Italie : appel à une grève générale le 6 septembre par la
- CGIL contre la casse du Code du travail ;
- Espagne : journée de mobilisation à l’appel des Commissions Ouvrières et de l’Union Générale des Travailleurs ;
- Portugal : journée de mobilisation le 1er octobre.
D’autres mobilisations sont prévues, partout dans le monde, le 7 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale pour le travail décent.
En France, le plan Fillon pour réduire le déficit de la France est injuste, inéquitable et inacceptable et pénaliserait une fois de plus les salariés, contrairement aux annonces médiatiques du gouvernement sur la contribution des plus fortunés.
| Mesures Fillon | Hauts revenus | Salariés et Retraités |
|---|---|---|
| Hausse de la CSG (prélevée sur 98 % du salaire et non plus 97 %) |
600 Millions € | |
| Taxe sur complémentaire santé dont mutuelle | 1 200 Millions € | |
| Taxe sur tabac, alcool, autres boissons | 1 200 Millions € | |
| Contribution exceptionnelle (donc ponctuelle) sur les hauts revenus |
200 Millions € | |
| Total | 200 Millions € | 3000 Millions € |
Alors que, d’après les Comptes de la Nation, le pouvoir d’achat des ménages baisse entre 2007 et 2010, les dividendes versés aux actionnaires explosent et les cadeaux faits aux plus riches et aux entreprises continuent.
La CGT pose la nécessité de la mobilisation sous les modalités à décider ensemble (rassemblements, manifestations, grèves) pour des mesures immédiates et s’inscrivant dans un processus d’action porteur d’alternatives aux choix actuels.
MOBILISATION POUR L’ABROGATION DES 35 €UROS
AGISSONS ENSEMBLE
• Pour la gratuité de la justice de la justice
• Contre les 35 €uros
Le Décret d’application de l’article 54 de la loi de finance rectificative 2011, portant sur l’instauration de la taxe de 35 € est sorti depuis hier pour une application au
1er octobre 2011.
Des camarades nous font parvenir des éléments de répercussion de cette mesure dans les CPH.
L’inquiétude est grande chez les personnels de greffe, mais aussi chez certains magistrats.
La mobilisation nationale unitaire sur cette question est un franc succès. La publication du décret ne doit pas entamer cette mobilisation, bien au contraire.
Nous recensons une quinzaine d’initiatives dans toute la France et près de
10.000 signatures de la pétition CGT. C’est bien, mais nous devons faire beaucoup plus.
Nous enverrons dans la semaine prochaine, un Droit en Liberté spécial 35 €uros qui fera le point sur toute cette mobilisation et qui donnera des éléments pour impulser des actions les plus interprofessionnelles sur tout le territoire national.
Ce numéro spécial sera d’autant plus pertinent si vous nous faites connaître toutes les actions qui se sont menées ou qui vont se mener dans les prochains jours.
Adressez aussi les pétitions à DLAJ pour que nous puissions en faire une comptabilité exacte et que nous préparions une initiative pour les remettre à la Chancellerie.
Nous pouvons nous appuyer sur les mobilisations des 6 octobre avec les retraites et du 11 octobre avec l’ensemble du monde du travail pour faire monter cette mobilisation.
Au-delà
Ayant participé à de nombreuses manifestations ceci depuis plusieurs années qui concernait par exemple la retraite, les emplois etc. ou d'autres mesures ayant concerné le monde du travail mais pas seulement je vais essayer de répondre à cette fameuse affirmation trop souvent prononcée “ça sert à rien “.
En étant provocateur, pourquoi manifester si les institutions que nous avons élues prennent des décisions en respectant les lois et la constitution ?
Parce que les institutions que nous avons élues ne se doivent pas uniquement de prendre des décisions qui respectent les lois et la constitution, chaque décision a un sens politique et idéologique.
La démocratie ne consiste pas à élire une dictature tous les 5 ans :
Un gouvernement en place doit continuer à être en accord avec ses électeurs, à entretenir des liens avec les diverses organisations, associations, organismes ... qui constituent le pays.
Le gouvernement n'est pas là pour prendre des décisions arbitraires, mais pour œuvrer pour le bien commun de la société et de la république.
Il doit pouvoir répondre de ses décisions, et surtout se questionner lorsque ces mesures rencontrent l'incompréhension ou la révolte de franges importantes de la population, pourtant Ils n’écoutent pas, ils ont un programme bien établi que rien ne leur fera ralentir.
Au-delà de nos convictions, de nos choix, de nos vies respectives, sommes nous concernés par les manifestations, en ce qui me concerne la question n’a pas lieu d’exister elle est évidente, alors pour une fois et en toute honnêteté & objectivité, combien d’entre nous ou parmi nos connaissances, nos amis, nos collègues, lesquels peuvent prétendre aujourd’hui ne pas être concerné ?
De prêt ou de loin, nous connaissons une personne en difficultés, un membre de famille touché par un licenciement, un parent retraité ayant des difficultés financières avec une pension misérable ceci après une vie de labeur, je pourrais continuer ainsi mais la liste serait trop longue.
Le ton insupportable utiliser par le gouvernement pour nous expliquer tous les sacrifices à venir, cette crise dont nous sommes désigner coupables sans avoir rien fait, il suffit d’allumer votre télé pour voire ces politiques arrogants nous convaincre qu’ils ont toujours les bonnes réponses et que dire de leurs contre vérité sans cesse répéter pour nous convaincre que eux ils bossent et que nous devrions en faire autant plutôt que de passer notre temps dans la rue à manifester.
Alors OUI, la grève, la révolte, la manifestation, sont des moyens de propagation et de constitution d’idées, qui aurait pu dire que le monde arabe se soulèverait un jour, et pourtant ils l’ont fait, bien entendu on pourra me répondre que le contexte n’est pas le même, en êtes vous sûr ?
Bâillonner la révolte par des lois et par du chantage, par des intimidations, par la poursuite des individus contrariants qui font preuve d’initiative ou de pédagogie, cela revient à vouloir créer une masse silencieuse sans aucun moyen de défense.
Si comme moi vous vous dites sa suffit, je vous verrais le Mardi 11 octobre 2011 dans les rues de Strasbourg pour vous rendre compte que beaucoup pensent la même chose.
MW
Arrêt

Arrêt de travail
Jeudi le 29 septembre 2011
Equipe d’après midi : de 20h45 à 21h00
Equipe de nuit : de 04h45 à 05h00
Vendredi le 30 septembre 2011
Equipe du matin : de 13h45 à 14h00
NE PAS OUBLIER DE BADGER
ça SUFFIT !!!!!!!!!!!
S’attaquer à la crise par les revendications
Pour la CGT, les politiques de bas salaires, de suppressions et de précarisation de l’emploi, de réduction de la protection sociale, des services publics et des droits des salariés ne sont pas les conséquences mais les raisons de la crise.
Ces causes découlent de choix politiques pour donner toujours plus de gages aux marchés financiers et aux agences de notation avec des conséquences dramatiques pour les salariés.
POUR GAGNER, ne laissons pas les affaires du monde dans les mains du monde des affaires !
C’est par les revendications construites sur chaque lieu de travail et les mobilisations pour les faire aboutir que les salariés, unitairement, avec leurs syndicats, porteront une sortie de crise par le social.
Il est urgent d’exiger l’ouverture de négociations dans chaque entreprise pour revendiquer :
- des augmentations de salaires avec un niveau d’entrée dans les grilles à 1700 € bruts ;
- la fin des inégalités de traitement entre les femmes et les hommes ;
- l’arrêt des suppressions d’emplois ;
- la transformation des heures supplémentaires en emplois. (186 millions d’heures supplémentaires au 2e semestre 2011 représentent 400 000 emplois en rythme annuel et 3 milliards de recettes pour la Sécurité sociale) ;
- le contrôle des aides publiques aux entreprises (170 milliards en 2010, soit 9 millions de Smic (cotisations sociales comprises)…
C’est en ce sens que les dix exigences de la CGT pour sortir de la crise doivent être transformées en revendications concrètes sur chaque lieu de travail.
Chaque euro gagné par les salariés, chaque emploi gagné ou conservé, chaque exonération fiscale et sociale mise au service de la production … sont autant de moyens au service de la relance économique.
Tout ce qui sera gagné par les salariés sur chaque lieu de travail inversera la répartition des richesses créées et représentera des milliards d’euros au niveau national et européen.
Pas de solutions sans action !
L’appel des syndicats CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires à faire du 11 octobre une journée nationale d’action unitaire interprofessionnelle vous permet, à toutes et à tous, de dire puissamment, ensemble, au patronat et au gouvernement : çA SUFFIT, les salariés ne se condamnent pas à subir.
C’est dans ce cadre que la CGT pense indispensable de mettre à disposition toutes les modalités possibles, dont la grève, pour manifester ensemble le 11 octobre en inscrivant cette journée dans un processus de mobilisation dans chaque entreprise pour gagner sur les revendications.
En France, l’appel des syndicats pour le 11 octobre est repris par les organisations lycéennes et étudiantes (UNL, UNEF), par des organisations mutualistes et par de nombreuses associations de défense des services publics.
Des premières décisions de manifestations unitaires sont prises dans les départements (33, 58, 59, 62, 66, 69, 71, 76, 85, Paris pour toute la région Ile de France) et les rencontres unitaires se poursuivent dans tout le pays pour appeler à manifester ensemble.
Les appels unitaires de l’ensemble des organisations syndicales dans l’éducation pour le 27 septembre, et pour les retraités par l’ensemble des unions confédérales pour le 6 octobre, sont des points d’appuis importants au processus de mobilisation à construire.
En Europe, les salariés se mobilisent avec les syndicats.
En Italie, Espagne, Grèce, Portugal, les salariés se sont mobilisés contre l’austérité.
Le 19 septembre en Pologne, ce sont 50 000 salariés représentant 18 pays européens qui ont participé à l’Euro manifestation pour une Europe plus forte faite de croissance durable et de cohésion sociale.
En Angleterre, un mouvement de grève est en construction contre la réforme des retraites dans les services publics.
En Grèce, les syndicats du public et du privé appellent à une nouvelle journée de grève générale le 19 octobre.
Pas de pause pour les mobilisations
Pour la CGT, comme pour les salariés, c’est aujourd’hui que se font des choix, c’est aujourd’hui que les conditions de vie et de travail se dégradent, c’est donc aujourd’hui que les mobilisations porteuses de revendications vont permettre de gagner. N’attendons pas 2012 pour parler du social !
S’organiser pour gagner
Dans les entreprises pour gagner, le syndicat est l’outil que vous pouvez prendre en main. Alors prenez place aux côtés d’autres syndiqués pour être plus forts, ensemble, et construire le syndicat et l’activité dont vous avez besoin.
Les dix exigences de la CGT pour sortir de la crise
- 1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux
- Dans le privé, ouverture des négociations annuelles obligatoires par anticipation sur 2012 et dans le public rouvrir la négociation salariale ;
- porter le Smic à 1 700 euros brut par mois ;
- résorber les inégalités de traitement entre les femmes et les hommes.
- 1 salarié sur 2 gagne moins de 1 500 euros par mois ;
- l’écart salarial demeure de 25 % entre les hommes et les femmes ;
- 8,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 954 euros par mois et la moitié avec moins de 773 euros ;
- les salaires ont eu la plus faible progression les dix dernières années ;
- pour la première fois depuis 1945, la masse des salaires versés en 2009 dans le privé a été inférieure à celle de 2008.
- 2. Contrôler les aides publiques aux entreprises
- Respect des critères de création d’emplois ;
- conditionner aux politiques salariales ;
- donner des moyens d’intervention aux représentants des salariés sur le bien fondé et l’usage de ces aides.
Montant des exonérations fiscales et sociales et autres aides publiques aux entreprises : 170 milliards d’euros = 9 millions de Smic annuels (cotisations sociales comprises).
- 3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
- Majorer les cotisations chômage employeur sur les emplois précaires ;
- élargir l’assiette des cotisations et contributions sociales aux primes, stock-options, intéressement. (1,3 milliard d’euros de recettes) ;
- élargir les pouvoirs d’intervention des salariés et de leurs représentants dans leur entreprise, leur groupe, voire leur filière d’activité ;
- reconnaitre la pénibilité des métiers ouvrant droit à un départ anticipé en retraite.
Le système d’indemnisation du chômage ne bénéficie qu’à moins d’un chômeur sur deux.
Le chômage des plus de 50 ans touche 810 000 personnes, soit 300 000 de plus qu’en 2008.
Mesure spécifique pour les chômeurs en fin de droits, condamnés au RSA après une carrière complète du fait de la réforme des retraites.
- 4. Suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
Privilégier les créations d’emplois et l’augmentation des salaires.
- 186 millions d’heures supplémentaires au 2e trimestre 2011.
- équivaut à 400 000 emplois en rythme annuel.
- 3 milliards d’euros de perte de recettes pour la Sécurité sociale.
- 5. Stopper les suppressions d’emplois
- 6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
- 7. Réformer la fiscalité en profondeur
- Orienter les investissements dans le développement industriel, la recherche et la préservation de l’environnement et créer les emplois nécessaires.
- Stopper la suppression d’un fonctionnaire sur deux et créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics, outils de cohésion sociale et d’efficacité économique et sociale.
- Education,
- santé,
- recherche,
- infrastructures,…
- Accroître la progressivité de l’impôt sur le revenu et créer de nouvelles tranches pour les hauts revenus,
- augmenter l’impôt sur la fortune (ISF),
- supprimer les niches fiscales inutiles selon leur impact économique et social,
- soumettre à cotisation tous les revenus sans distinction,
- alléger les impôts indirects (TVA) qui pèsent proportionnellement plus sur les plus modestes,
- réformer l’impôt sur les sociétés en pénalisant le versement de dividendes et la spéculation pour favoriser l’investissement, l’emploi et les salaires,
- revoir la fiscalité locale afin de réduire les impôts et taxes sur les ménages à revenu modeste,
- réformer le financement de la protection sociale.
210 milliards d’euros de dividendes versés par les entreprises non financières en 2010 contre seulement 182 milliards d’euros d’investissement.
|
|
100 Français les plus riches |
Ensemble des contribuables |
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Revenu fiscal de référence |
28 700 000 € |
22 202 € |
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Part des actions et obligations |
91 % |
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Part des salaires (imposables) |
|
85 % |
- 8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour :
Financer l’investissement productif : l’emploi, la formation, la recherche, les équipements.
En Europe et dans le monde.
- 9. Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.
10. Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique :
Création par les états d’un fond, avec le concours de la Banque Centrale Européenne (BCE) pour financer le développement social et économique et réduire les inégalités.
Les états ont su créer un fonds de 750 milliards d’euros pour sauver les financiers.
Article DNA
Les 10 exigences de la CGT
Sortir de la crise
Faut-il faire confiance au gouvernement et au Medef, ou se mobiliser ? Chômage, pouvoir d’achat, logement, santé nécessitent des réponses immédiates
La CGT propose de traduire avec les salariés les dix exigences détaillées ci-dessous en revendications justes, précises, portées par tous, dans chaque entreprise, pour obtenir des résultats concrets : le seul risque que l’on prend en se mobilisant c’est éventuellement d’être entendu !
- 1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux
- 2. Contrôler les aides publiques aux entreprises
- 3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
- 4. Suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
- 5. Stopper les suppressions d’emplois
- 6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
- 7. Réformer la fiscalité en profondeur
- 8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits
- 9. Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux
- 10 Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique
1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux
Dans le privé, ouverture des négociations annuelles obligatoires par anticipation sur 2012 ;
dans le public rouvrir la négociation salariale ;
porter le Smic à 1 700 euros brut par mois ;
résorber les inégalités de traitement entre les femmes et les hommes.
1 salarié sur 2 gagne moins de 1 500 euros par mois ; l’écart salarial demeure de 25 % entre les hommes et les femmes ; 8,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 954 euros par mois et la moitié avec moins de 773 euros ; les salaires ont eu la plus faible progression les dix dernières années ; pour la première fois depuis 1945, la masse des salaires versés en 2009 dans le privé a été inférieure à celle de 2008.
2. Contrôler les aides publiques aux entreprises
Respect des critères de création d’emplois ;
conditionner aux politiques salariales ;
donner des moyens d’intervention aux représentants des salariés sur le bien fondé et l’usage de ces aides.
Montant des exonérations fiscales et sociales et autres aides publiques aux entreprises : 170 milliards d’euros = 9 millions de Smic annuels (cotisations sociales comprises).
3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
Majorer les cotisations chômage employeur sur les emplois précaires ;
élargir l’assiette des cotisations et contributions sociales aux primes, stock-options, intéressement. (1,3 milliard d’euros de recettes) ;
élargir les pouvoirs d’intervention des salariés et de leurs représentants dans leur entreprise, leur groupe, voire leur filière d’activité ;
reconnaitre la pénibilité des métiers ouvrant droit à un départ anticipé en retraite.
Le système d’indemnisation du chômage ne bénéficie qu’à moins d’un chômeur sur deux. Le chômage des plus de 50 ans touche 810 000 personnes, soit 300 000 de plus qu’en 2008. Mesure spécifique pour les chômeurs en fin de droits, condamnés au RSA après une carrière complète du fait de la réforme des retraites.
4. Suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
Privilégier les créations d’emplois et l’augmentation des salaires.
186 millions d’heures supplémentaires au 2e trimestre 2011. équivaut à 400 000 emplois en rythme annuel. 3 milliards d’euros de perte de recettes pour la Sécurité sociale.
5. Stopper les suppressions d’emplois
Orienter les investissements dans le développement industriel, la recherche et la préservation de l’environnement et créer les emplois nécessaires.
Stopper la suppression d’un fonctionnaire sur deux et créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics, outils de cohésion sociale et d’efficacité économique et sociale.
6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
Education,
santé,
recherche,
infrastructures…
7. Réformer la fiscalité en profondeur
Accroître la progressivité de l’impôt sur le revenu et créer de nouvelles tranches pour les hauts revenus,
augmenter l’impôt sur la fortune (ISF),
supprimer les niches fiscales inutiles selon leur impact économique et social,
soumettre à cotisation tous les revenus sans distinction,
alléger les impôts indirects (TVA) qui pèsent proportionnellement plus sur les plus modestes,
réformer l’impôt sur les sociétés en pénalisant le versement de dividendes et la spéculation pour favoriser l’investissement, l’emploi et les salaires,
revoir la fiscalité locale afin de réduire les impôts et taxes sur les ménages à revenu modeste,
réformer le financement de la protection sociale.
8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour :
Financer l’investissement productif : l’emploi, la formation, la recherche, les équipements.
En Europe et dans le monde
9. Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.
10. Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique :
Création par les états d’un fond, avec le concours de la Banque Centrale Européenne (BCE) pour financer le développement social et économique et réduire les inégalités.
Les états ont su créer un fonds de 750 milliards d’euros pour sauver les financiers.
Ben il est peut être temps d'agir
==> S_INDIGNER_AGIR_pour_le_67














